Convertisseur de pression
Convertissez entre unités de pression SI, atmosphériques et gravitationnelles (pascal, kilopascal, mégapascal, bar, millibar, atmosphère, torr, mmHg, psi, kgf/cm², inH₂O, cmH₂O) avec les facteurs du NIST et les valeurs conventionnelles de colonne. Distingue le torr du mmHg ; l'hPa est identique au mbar.
bar
14,5038 psi
1 bar = 14,503774 psi
Toutes les unités
| Unité | Valeur |
|---|---|
| Pascal (Pa) | 100 000 |
| Kilopascal (kPa) | 100 |
| Mégapascal (MPa) | 0,1 |
| Bar (bar) | 1 |
| Millibar (mbar) | 1 000 |
| Atmosphère normale (atm) | 0,986923 |
| Torr (Torr) | 750,062 |
| Millimètre de mercure (mmHg) | 750,062 |
| Livre par pouce carré (psi) | 14,5038 |
| Kilogramme-force par centimètre carré (kgf/cm²) | 1,01972 |
| Centimètre de colonne d'eau (cmH₂O) | 1 019,72 |
| Pouce de colonne d'eau (inH₂O) | 401,463 |
Convertisseur de pression. Du bar au psi, au kPa, au mmHg ou au MPa, en passant par le pascal.
Un convertisseur de pression fait passer une valeur d'une unité à une autre par le pascal : 2,5 bar de pneu deviennent 36,2594 psi au compresseur. Le menu couvre le pascal et ses multiples, le bar et le millibar, l'atmosphère normale, le Torr, le mmHg, le psi, le kgf/cm² et les colonnes d'eau (cmH₂O, inH₂O).
Une même pression, trois nombres : 2,3 bar, 33,3587 psi, 230 kPa
La pression est une force répartie sur une surface, et le Système international ne lui reconnaît qu'une unité : le pascal, soit un newton par mètre carré. En France, c'est le décret n° 61-501 du 3 mai 1961 qui en fait l'unité légale. Son article 3 le définit mot pour mot : « L'unité de contrainte et de pression est le pascal, contrainte qui, agissant sur une surface plane de 1 mètre carré, exerce sur cette surface une force totale de 1 newton. » Le même article ouvre aussitôt la porte au bar, en précisant que ce nom peut être donné au multiple décimal valant cent mille pascals — et c'est de là que vient le mot que tout le monde emploie ici.
Un pascal pèse peu de chose : il en faut 100 000 pour faire un bar. Aucun document français courant n'affiche donc de pascals. Le garagiste annonce 2,3 bar, la borne de gonflage affiche 33 psi, la notice de la chaudière demande 1,5 bar, le bulletin météo donne 1 013 hPa, le médecin dit douze/huit, la fiche du béton porte 25 MPa et le manomètre d'atelier des années 1970 est gradué en kg/cm². Sept documents, six unités, une seule grandeur physique.
Le convertisseur range ses unités en quatre familles, qui donnent leurs intitulés aux menus « De » et « Vers ». La famille « SI » tient en trois entrées : pascal, kilopascal, mégapascal. La famille « Atmosphérique » est la plus fournie, avec le bar, le millibar, l'atmosphère normale, le Torr et le millimètre de mercure. « Impérial » n'en compte qu'une, la livre par pouce carré. Restent les unités « Gravitationnel », héritées des colonnes de liquide et du kilogramme-force : kgf/cm², centimètre de colonne d'eau et pouce de colonne d'eau. Chacune est reliée au pascal par un facteur unique, et toute conversion passe par ce pivot.
L'atmosphère normale et le bar se ressemblent sans se confondre : 101 325 Pa contre 100 000 Pa, environ 1,3 % d'écart. Le convertisseur donne 1 atm = 1,01325 bar dans un sens, 1 bar = 0,986923 atm dans l'autre. L'écart ne se voit pas sur une pompe à vélo et se paie sur une note de calcul ou un certificat d'étalonnage. Le kilogramme-force par centimètre carré joue le même tour de l'autre côté du bar, à 0,980665, près de 2 % en dessous.
Reste une distinction que le convertisseur ne traite pas, faute d'être une affaire d'unité : le relatif et l'absolu. Un manomètre de pneu mesure la pression au-dessus de l'air ambiant ; un capteur absolu part du vide. Les deux lectures sont séparées d'environ une atmosphère, soit 101,325 kPa ou 14,695949 psi, et passer de l'une à l'autre demande une addition, pas un changement d'unité. Le convertisseur ne touche pas à ce décalage : il change l'unité, pas la référence.
Une unité manque enfin à l'appel, et c'est la plus visible en France : l'hectopascal. Météo-France publie ses pressions en hPa, le menu n'offre que le millibar. Les deux valent exactement 100 Pa, si bien que le nombre ne change pas d'un caractère. Saisissez 1 013,25 dans le champ millibar et vous retrouvez la pression normale du bulletin, qui ressort à 1 atmosphère tout rond.
Quelle unité pour quel document français
Le choix de l'unité n'est presque jamais le vôtre : il vient du papier ou de l'écran que vous avez sous les yeux. Voici celles qu'un lecteur français rencontre, et ce qu'il faut saisir dans le convertisseur pour chacune.
- L'étiquette de porte et la notice auto — le bar. Michelin France écrit que « la pression des pneus recommandée est exprimée en bars ou en PSI » et conseille d'ajouter 0,3 bar, soit 4,35 PSI, à la valeur préconisée lorsque les pneus sont déjà chauds. Un 2,3 bar d'étiquette ressort à 33,3587 psi.
- La borne de gonflage et les manomètres importés — le psi. Certaines bornes basculent d'une unité à l'autre sans prévenir, et un manomètre acheté en ligne arrive souvent gradué en psi seul. 32 psi valent 2,20632 bar, et 50 psi montent déjà à 3,44738 bar.
- La chaudière et le circuit de chauffage — le bar. Viessmann France indique que « la pression doit osciller entre 1 et 1,5 bar », et vise 1,2 à 1,5 bar dans une maison à étages « pour garantir entre 0,2 et 0,5 bar de pression au dernier étage ». La même consigne s'écrit 1 000 à 1 500 mbar, ou 100 à 150 kPa.
- Le bulletin météo — l'hectopascal. Le menu n'a pas de hPa, il a le millibar, et les deux valent 100 Pa. Une dépression annoncée à 980 hPa se saisit en 980 mbar et ressort à 0,98 bar ; les 1 013,25 hPa de la pression normale ressortent à 1 atmosphère.
- Le cabinet médical — le millimètre de mercure, et le centimètre à l'oral. Wikipédia résume l'usage français : « la pression artérielle est souvent mesurée soit en centimètres de mercure (cmHg), soit en millimètres de mercure (mmHg) », et « douze/huit signifie une pression systolique de 12 cmHg et une pression diastolique de 8 cmHg ». Le cmHg n'est pas dans le menu : multipliez par 10 et saisissez des mmHg.
- La fiche technique du béton et des aciers — le mégapascal. Tout sur le béton précise que « 1 MPa = 1 N/mm2 » et que le 25 d'un C25/30 est « la résistance caractéristique à la compression à 28 jours lorsqu'elle est mesurée sur éprouvettes cylindriques ». 25 MPa valent 250 bar ou 3 625,94 psi.
- Les vieux manomètres d'atelier et les modèles importés — le kilogramme-force par centimètre carré. Il vaut 0,980665 bar, assez près d'un bar pour qu'on l'y confonde et assez loin pour décaler une lecture d'atelier. Une aiguille sur 6 kgf/cm² indique 5,88399 bar.
- Les appareils respiratoires et la ventilation basse pression — la colonne d'eau. Le centimètre de colonne d'eau vaut 98,0665 Pa, une échelle assez fine pour des pressions qu'un bar écraserait : 10 cmH₂O ne font que 9,80665 mbar. Le pouce de colonne d'eau, à 249,0889 Pa, tient le même rôle sur les matériels anglo-saxons.
Une règle vaut pour toutes ces lignes : convertissez d'abord, comparez ensuite. Additionner ou comparer des nombres pris dans deux unités différentes ne mène nulle part, puisque 1 bar, 100 kPa, 14,5038 psi et 750,062 mmHg décrivent la même pression.
Les rapports d'unité les plus demandés
| Conversion | Rapport affiché | Signe |
|---|---|---|
| 1 bar → psi | 14,503774 psi | = |
| 1 psi → bar | 0,068948 bar | = |
| 1 bar → kPa | 100 kPa | = |
| 1 bar → mbar | 1 000 mbar | = |
| 1 atm → bar | 1,01325 bar | = |
| 1 atm → kPa | 101,325 kPa | = |
| 1 atm → psi | 14,695949 psi | = |
| 1 MPa → bar | 10 bar | = |
| 1 MPa → psi | 145,037738 psi | = |
| 1 kgf/cm² → bar | 0,980665 bar | = |
| 1 mbar → Pa | 100 Pa | = |
| 1 mmHg → kPa | 0,133322 kPa | ≈ |
| 1 Torr → mbar | 1,333224 mbar | ≈ |
| 1 cmH₂O → mbar | 0,980665 mbar | ≈ |
| 1 inH₂O → Pa | 249,0889 Pa | ≈ |
Lire le convertisseur, puis refaire le calcul à la main
Le formulaire tient en quatre commandes. Le menu « De » porte l'unité que vous lisez sur votre document, le menu « Vers » celle qu'il vous faut, le champ de valeur reçoit le nombre, et le bouton « Intervertir les unités », posé entre les deux menus, échange le départ et l'arrivée d'un clic. Le résultat se met à jour à la frappe.
Sous le résultat, une ligne donne le rapport pour une unité : « 1 bar = 14,503774 psi » dans l'état par défaut. Cette ligne et le grand nombre au-dessus n'obéissent pas à la même règle d'arrondi. Le grand nombre suit le sélecteur « Décimales » et tient environ six chiffres significatifs en mode automatique ; la ligne de rapport reste à six décimales quoi qu'il arrive. La même conversion se lit donc 14,5038 en haut et 14,503774 en dessous, sans que rien ne soit faux.
Quatre des douze unités reposent sur une convention ou sur une division qui ne tombe jamais juste : le Torr, le millimètre de mercure, le centimètre et le pouce de colonne d'eau. Dès que l'une des deux unités choisies en fait partie, le signe de cette ligne devient ≈ au lieu de = — « 1 Torr ≈ 1,333224 mbar » là où le bar et le psi s'écrivent avec un signe égal. Le tilde apparaît aussi si vous choisissez deux fois la même unité, quelle que soit sa famille.
À la main, tout part du pascal. Chaque unité porte un facteur unique, le nombre de pascals qu'elle vaut, et la conversion se fait en deux temps : montez jusqu'au pascal avec le facteur de départ, redescendez avec celui d'arrivée.
1. Repérez le facteur de votre unité de départ. Le bar vaut 100 000 Pa, le psi 6 894,757293 Pa, l'atmosphère normale 101 325 Pa, le kgf/cm² 98 066,5 Pa.
2. Multipliez votre valeur par ce facteur. Un pneu à 2,3 bar donne 2,3 × 100 000 = 230 000 Pa.
3. Divisez par le facteur de l'unité d'arrivée. Vers des psi : 230 000 ÷ 6 894,757293 = 33,3587 psi.
4. Vérifiez l'ordre de grandeur avant de noter le résultat. Un bar fait environ 14,5 psi, donc 2,3 bar doivent tomber autour de 33 ; un résultat à 3,3 ou à 333 signale une erreur de facteur mille.
Aucun décalage n'entre dans ce calcul, parce que toutes les unités de pression partagent le même zéro : zéro pascal fait zéro bar, zéro psi et zéro Torr. C'est ce qui sépare la pression de la température, où passer des degrés Celsius aux kelvins demande d'ajouter 273,15.
Six cas réels, du pneu à la fiche de béton
Étiquette à 2,3 bar, borne de gonflage graduée en psi
Choisissez « bar » en unité de départ, « psi » en unité d'arrivée, tapez 2,3 : le convertisseur renvoie 33,3587 psi, avec « 1 bar = 14,503774 psi » en dessous. Sur une borne graduée à l'unité entière, visez 33.
Sur des pneus qui ont déjà roulé, Michelin France ajoute 0,3 bar à la préconisation : la cible monte à 2,6 bar, que le convertisseur traduit en 37,7098 psi. Le même 2,3 bar vaut aussi 230 kPa, l'unité qu'affichent certains tableaux de bord et les notices d'origine japonaise.
50 psi lus sur une borne, alors que l'étiquette demande 2,3 bar
Partez de « psi » vers « bar » et tapez 50 : le résultat est 3,44738 bar, et la ligne de rapport indique « 1 psi = 0,068948 bar ». Rapporté aux 2,3 bar demandés par l'étiquette, cela fait près de 50 % de pression en trop.
C'est le scénario classique du gonflage raté : l'affichage de la borne bascule sur l'échelle anglo-saxonne, le conducteur lit un nombre à deux chiffres et le suit. La parade tient en un repère : sur une voiture de tourisme, une valeur en bar reste autour de 2 ou 3, une valeur en psi autour de 30 ou 40. Un nombre au-dessus de 10 n'est jamais des bars.
Bulletin météo à 1 013,25 hPa, saisi en millibars
Le convertisseur n'a pas d'hectopascal, mais le millibar lui est numériquement identique : les deux valent 100 Pa. Tapez 1 013,25 en millibars vers l'atmosphère et le résultat est 1, tout rond — c'est la définition même de l'atmosphère normale, 101 325 Pa. Vers le bar, la même saisie donne 1,01325.
Une dépression annoncée à 980 hPa se saisit de la même façon : 980 mbar font 0,98 bar. Un anticyclone à 1 030 hPa donne 1,03 bar. Entre ces deux bulletins, l'écart tient dans cinq centièmes de bar : voilà pourquoi la météo compte en hectopascals, où la même variation s'étale sur cinquante unités entières.
Douze/huit au cabinet : 120 et 80 mmHg en kilopascals
Wikipédia rappelle que « douze/huit signifie une pression systolique de 12 cmHg et une pression diastolique de 8 cmHg ». Le chiffre annoncé à l'oral est donc en centimètres, alors que le brassard et les recommandations affichent des millimètres : 120 et 80.
Le centimètre de mercure ne figure pas dans le menu. Multipliez par 10, choisissez « mmHg » vers « kPa », et tapez 120 : le résultat est 15,9987 kPa, avec « 1 mmHg ≈ 0,133322 kPa » en dessous. La diastolique, 80 mmHg, donne 10,6658 kPa. Le tilde vient de la définition conventionnelle du millimètre de mercure, fixée à 133,322387415 Pa, et non d'une imprécision du calcul.
Fiche de béton C25/30 : 25 MPa vers le bar et le psi
Tout sur le béton définit le premier nombre d'un C25/30 comme « la résistance caractéristique à la compression à 28 jours lorsqu'elle est mesurée sur éprouvettes cylindriques », exprimée en mégapascals, et rappelle que « 1 MPa = 1 N/mm2 ».
De « MPa » vers « bar », 25 donne 250, avec « 1 MPa = 10 bar » sous le résultat. Vers le psi, la même valeur donne 3 625,94. Le facteur dix entre le mégapascal et le bar est ce qui rend le MPa commode en génie civil et en hydraulique : un circuit à 200 bar s'écrit 20 MPa, et une presse à 3 000 psi se ramène à 20,6843 MPa.
Une seule saisie, les douze unités à la fois
Laissez « bar » en unité de départ et tapez 1, puis ouvrez le tableau « Toutes les unités » — il est servi replié. Le tableau « Toutes les unités » donne alors la même pression partout : 100 000 Pa, 100 kPa, 0,1 MPa, 1 bar, 1 000 mbar, 0,986923 atm, 750,062 Torr, 750,062 mmHg, 14,5038 psi, 1,01972 kgf/cm², 1 019,72 cmH₂O et 401,463 inH₂O.
Les deux 750,062 côte à côte ne sont pas un défaut d'affichage. Le Torr et le millimètre de mercure sont deux unités distinctes dont les facteurs se séparent au huitième chiffre, hors de portée de la précision par défaut. Pour le voir, tapez 1000 Torr vers mmHg et portez « Décimales » à 6 : le résultat descend à 999,999858 au lieu de 1 000.
Ce qui fait rater une conversion de pression
- Suivre une borne en psi avec une étiquette en bar. Une borne qui affiche 50 pendant que l'étiquette demande 2,3 ne parle pas la même échelle : 50 psi valent 3,44738 bar, soit près de 50 % de trop dans le pneu. Lisez l'unité inscrite à côté de l'afficheur avant de gonfler, et pas seulement le nombre.
- Prendre l'atmosphère normale pour un bar. 101 325 Pa contre 100 000 Pa, environ 1,3 % d'écart. Une aiguille sur 3 d'un manomètre gradué en atm vaut 3,03975 bar, et le convertisseur le confirme dans l'autre sens : 1 bar = 0,986923 atm. Quand une fiche indique seulement « atm », convertissez au lieu de supposer.
- Oublier qu'une lecture de manomètre est relative. Un pneu à 2,3 bar porte 2,3 bar de plus que l'air ambiant, pas 2,3 bar comptés depuis le vide : en absolu, il est à environ 3,3 bar au niveau de la mer. Le convertisseur change l'unité et rien d'autre, donc il n'ajoute ni ne retire l'atmosphère qui sépare les deux échelles.
- Chercher l'hectopascal dans le menu. Il n'y est pas. Saisissez la valeur du bulletin dans le champ millibar : 1 hPa et 1 mbar valent tous deux 100 Pa, et le nombre reste identique au caractère près.
- Attendre un écart visible entre le Torr et le millimètre de mercure. Les deux affichent 750,062 pour 1 bar à la précision par défaut. Leurs facteurs diffèrent au huitième chiffre, ce qui ne compte qu'en métrologie du vide ; en clinique et en météorologie, les deux se valent.
- Glisser d'un facteur cent entre le bar, le millibar, le kilopascal et le pascal. 1 bar vaut 1 000 mbar, 100 kPa et 100 000 Pa. Lire un baromètre à 1 013 comme 1 013 Pa au lieu de 1 013 mbar divise la pression atmosphérique par cent et donne une valeur de chambre à vide.
- Confondre le mégapascal et le bar sur une fiche de BTP. 25 MPa valent 250 bar, pas 25. Le mégapascal étant exactement 1 N/mm², la même fiche peut écrire 25 MPa ou 25 N/mm² sans rien changer, mais jamais 25 bar.
- Saisir 12 dans le champ mmHg pour une tension de douze/huit. Le chiffre annoncé à l'oral est en centimètres de mercure, le brassard affiche 120. Un 12 saisi tel quel ressort à 1,59987 kPa, une valeur qui n'a aucun sens clinique.
Bar, psi, mmHg : les questions qui reviennent
Combien de psi y a-t-il dans un bar ?
Un bar vaut 14,503774 psi. Dans l'autre sens, 1 psi vaut 0,068948 bar. Pour l'ordre de grandeur, retenez quatorze psi et demi par bar : 2 bar dépassent tout juste 29 psi.
Mon étiquette indique 2,3 bar, ça fait combien en psi ?
33,3587 psi, que vous arrondirez à 33 sur une borne graduée à l'unité. Michelin France conseille d'ajouter 0,3 bar, soit 4,35 PSI, si les pneus sont déjà chauds : la cible passe à 2,6 bar, ou 37,7098 psi.
D'où vient le signe ≈ sur certaines conversions de pression ?
Quatre des douze unités reposent sur une convention ou sur une division sans fin : le Torr, qui vaut 1/760 d'atmosphère normale, le millimètre de mercure fixé à 133,322387415 Pa, et les deux colonnes d'eau. Dès que l'une d'elles entre dans la conversion, le rapport s'écrit avec un tilde. Le cas particulier à connaître : convertir une unité vers elle-même donne aussi un tilde, quelle que soit sa famille.
Le Torr et le millimètre de mercure affichent le même nombre, est-ce normal ?
Oui. Ce sont deux unités distinctes dont les facteurs ne se séparent qu'au huitième chiffre significatif : le Torr vaut 1/760 d'atmosphère normale, le mmHg est une valeur conventionnelle fondée sur la masse volumique du mercure. Pour 1 bar, les deux affichent 750,062. Pour rendre l'écart visible, tapez 1000 Torr vers mmHg et portez « Décimales » à 6 : le résultat descend à 999,999858.
Où est l'hectopascal dans la liste des unités ?
Il n'y figure pas, et le millibar le remplace sans changer le nombre : 1 hPa et 1 mbar valent tous deux exactement 100 Pa. Une pression de 1 013,25 hPa se saisit donc dans le champ millibar, et elle ressort à 1 atmosphère normale.
Une tension de douze/huit, ça fait combien en mmHg et en kilopascals ?
120/80 mmHg, soit 15,9987 et 10,6658 kPa. Wikipédia rappelle que « douze/huit signifie une pression systolique de 12 cmHg et une pression diastolique de 8 cmHg » : le chiffre oral français est en centimètres de mercure, le brassard affiche des millimètres. Le cmHg n'étant pas dans le menu, multipliez par 10 avant de saisir.
1 MPa, ça fait combien de bar et de N/mm² ?
1 MPa vaut 10 bar et exactement 1 N/mm². Tout sur le béton l'écrit tel quel : « 1 MPa = 1 N/mm2 ». Un béton C25/30, dont le 25 désigne la résistance en compression à 28 jours sur éprouvette cylindrique, tient donc 250 bar, ou 3 625,94 psi.
Mon manomètre est gradué en kg/cm², comment le lire en bar ?
Multipliez par 0,980665 : le kilogramme-force par centimètre carré vaut près de 2 % de moins qu'un bar. Une aiguille sur 6 kgf/cm² indique 5,88399 bar. L'unité survit sur les machines d'avant les années 1980 et sur beaucoup de manomètres importés, d'où sa place dans le menu.
Le convertisseur passe-t-il de la pression relative à la pression absolue ?
Non, il ne change que d'unité. Ajouter ou retirer une atmosphère est une addition de 101,325 kPa, soit 14,695949 psi, et non une conversion. Un 2,3 bar relatif reste relatif après passage en 33,3587 psi. Faites l'addition vous-même avant de convertir si votre calcul réclame de l'absolu.
1 atmosphère et 1 bar, est-ce la même pression ?
Non. L'atmosphère normale vaut 101 325 Pa, le bar exactement 100 000 Pa, soit environ 1,3 % d'écart. Le convertisseur donne 1 atm = 1,01325 bar et, dans l'autre sens, 1 bar = 0,986923 atm.
Jusqu'où peut-on affiner la précision d'une conversion de pression ?
Le sélecteur « Décimales » part d'un affichage automatique qui tient environ six chiffres significatifs, et laisse monter le nombre de décimales bien au-delà. L'unité de compte est la décimale, pas le chiffre significatif : un facteur qui en compte davantage reste arrondi. À 6 décimales, 1000 Torr convertis en mmHg descendent à 999,999858 au lieu de 1 000.
Puis-je m'en servir pour remettre ma chaudière en pression ?
Oui, à condition de convertir vers l'unité du manomètre de l'appareil. Viessmann France indique que « la pression doit osciller entre 1 et 1,5 bar » dans un circuit de chauffage domestique ; la même consigne s'écrit 1 000 à 1 500 mbar, ou 100 à 150 kPa. Le convertisseur ne remplace pas la notice, qui peut fixer une cible propre à votre modèle.
Puis-je installer ce convertisseur de pression sur mon propre site ?
Oui. Une version intégrable existe, sans publicité ni traceur tiers : les douze unités, le sélecteur « Décimales » et le tableau « Toutes les unités » arrivent avec l'iframe, et le calcul se fait dans le navigateur du visiteur. Une page qui explique le gonflage des pneus ou la mise en pression d'une chaudière peut donc afficher la conversion à côté du texte.
Sources et références
- NIST SP 811 annexe B.8 — Facteurs de conversion des unités par ordre alphabétique (section pression : atmosphère normale 101 325 Pa exact, kgf/cm² 98 066,5 Pa exact, psi 6 894,757 Pa, écriture NIST arrondie du produit IEEE-754 exact 6 894,757293168361 Pa, mmHg 133,322387415 Pa conventionnel)
- Guide NIST du SI, annexe B — Facteurs de conversion (page d'entrée portant la convention canonique « le gras signale une valeur exacte », valable pour les unités de pression, de force, de longueur et de couple)
- BIPM — Le Système international d'unités (Brochure sur le SI, 9e édition 2019) : le pascal (1 Pa ≡ 1 N/m²) est l'unité SI dérivée de pression ; le bar (= 10⁵ Pa exact) et le millimètre de mercure figurent parmi les unités hors SI dont l'usage est admis avec le SI dans des domaines d'application particuliers
- BIPM — Résolution de la 3e CGPM (1901) : déclare exacte l'accélération normale de la pesanteur g_n = 9,80665 m/s², la constante amont qui ancre chaque unité gravitationnelle de pression (kgf/cm² = 98 066,5 Pa exact, cmH₂O = 98,0665 Pa conventionnel, inH₂O = 249,0889 Pa conventionnel, mmHg = 133,322387415 Pa conventionnel)
- ISO 2533:1975 — Atmosphère type : fixe la pression de référence au niveau de la mer à exactement 101 325 Pa, la température de référence au niveau de la mer à 288,15 K, ainsi que le profil de gradient thermique et de pression-altitude utilisé en aéronautique, en balistique et en ingénierie aérospatiale. Les définitions dérivées 1 atm = 1,01325 bar = 1 013,25 hPa = 760 Torr découlent toutes de ce document
- Wikipédia — Pascal (unité) : unité SI dérivée de pression égale à 1 N/m² ; couvre la relation avec l'hectopascal (hPa = mbar) en météorologie et les multiples kilopascal et mégapascal employés en ingénierie (Wikidata Q44395)
- Wikipédia — Bar (unité) : unité de pression hors SI égale à exactement 100 000 Pa = 10⁵ Pa ; très employée en météorologie, en océanographie (1 bar ≈ 10 m de profondeur d'eau de mer), pour la pression des pneus et des chaudières en France et en génie des procédés ; le millibar (mbar) est numériquement identique à l'hectopascal (hPa) (Wikidata Q103510)
- Wikipédia — Livre-force par pouce carré (psi) : unité de pression du système usuel américain égale à exactement 6 894,757293168361 Pa, le produit IEEE-754 du pouce IYP-1959 (0,0254 m exact) et de la livre-force CGPM-1901 (4,4482216152605 N exact) ; explique les variantes psig (relative), psia (absolue) et psid (différentielle) des capteurs industriels américains, unité que l'on retrouve en France sur les manomètres et les bornes de gonflage importés (Wikidata Q626299)
- Wikipédia — Torr : unité de pression hors SI définie comme exactement 1/760 d'atmosphère normale = 101 325/760 ≈ 133,3223684 Pa ; nommée d'après Evangelista Torricelli (baromètre à mercure de 1644) ; explique l'écart < 0,000015 % avec le mmHg (les deux unités sont interchangeables en clinique mais distinctes en métrologie du vide) (Wikidata Q185648)
- Wikipédia — Atmosphère normale (unité) : atm = exactement 101 325 Pa (10e CGPM 1954, codifiée dans l'ISO 2533:1975) ; équivalente à exactement 760 Torr, exactement 1,01325 bar, exactement 1 013,25 hPa et environ 14,6959 psi — le point d'ancrage de toute conversion de pression atmosphérique (Wikidata Q177974)